Raphaël Glucksmann
Candidat·e · Place Publique
Naissance : 15 octobre 1979 (46 ans)
Raphaël Glucksmann, né le 15 octobre 1979 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), est un homme politique français, anciennement documentariste et journaliste.
Source : fr.wikipedia.org (texte sous licence CC BY-SA)
Ce qu'il ou elle nous dit, prise de parole par prise de parole
Débat devant le Medef
jeudi 27 août 2026 à 16 h 30 · LCI
Positions défendues
- Souveraineté et refus du déclassement : dès son introduction, il reprend le thème du « courage » choisi par le MEDEF pour dénoncer le manque de courage des dirigeants français et européens face au climat, à la concurrence chinoise et aux géants de la tech américaine, qui transformeraient la France en « colonie numérique ». Il oppose l'ouverture d'un parc Dragon Ball Z financé par l'Arabie Saoudite à l'abandon d'une gigafactory de panneaux photovoltaïques à Fos-sur-Mer.
- Origine de la dette : il l'attribue d'abord à la désindustrialisation et non au train de vie de l'État, tout en admettant la nécessité d'économies et d'une taxation des plus hauts patrimoines.
- Retraites : il annonce l'abrogation de la réforme de 2023, jugée injuste, mais dit assumer la nécessité d'une réforme ultérieure fondée sur la pénibilité et l'inégalité d'espérance de vie en bonne santé.
- Travail : il estime que le travail ne paie plus assez, y voit une menace démocratique, et défend une société « de travailleurs » plutôt que « de rentiers et d'héritiers ».
- Normes : il refuse la dérégulation générale tout en admettant la nécessité de supprimer les normes inutiles.
Propositions
- Un « nouveau contrat patriotique » à trois axes : révolution écologique, société de travailleurs, révolution technologique.
- À l'échelle européenne : une loi « acheter européen » mobilisant les 2 000 milliards d'euros de commande publique, des mesures miroirs imposant aux importations les normes appliquées aux producteurs européens, le choix de filières stratégiques contrôlées « de A à Z », un « projet Manhattan » sur l'intelligence artificielle.
- Conditionner l'avancée sur la sécurité collective européenne à une réorientation des politiques industrielles et commerciales de l'UE.
- Baisse de la CSG sur les salaires, financée par une taxation accrue des « méga-héritages », présentée comme n'affectant pas 99 % des successions ; réforme du pacte Dutreil au-dessus d'un seuil élevé, par référence au modèle allemand.
- Un « nouveau pacte social » inspiré de l'Allemagne : place accrue des travailleurs dans l'entreprise, conditions de travail et santé mentale au travail.
- Un guichet unique et la non-répétition des demandes d'information administratives.
Échanges marquants
- Avec Marine Le Pen : il lui reproche de répondre « les immigrés et l'Europe » à une question sur la dette, et rappelle les votes de ses députés au Parlement européen et à l'Assemblée sur les colis chinois et le travail forcé.
- Avec Gabriel Attal et Édouard Philippe : il conteste leur bilan, évoquant « mille milliards de dettes supplémentaires sans créer le moindre actif », et leur oppose l'impréparation de l'été face aux incendies et aux canicules.
- Avec le MEDEF : il juge que l'organisation a commis « une erreur » en n'aboutissant pas à un accord lors du conclave sur les retraites.
Phrases marquantes
> « Je ne veux pas, pour mon pays, la France, d'un destin de parc d'attraction pour tycoon américain, oligarque russe, dignitaire du parti communiste chinois ou émir du Golfe. » [00:09:04]
> « Vous voulez résorber la dette ? Eh bien il faut rapatrier des usines, il faut faire en sorte qu'on produise dans notre pays. » [00:45:48]
> « La norme, c'est comme le cholestérol, il y a de la bonne norme, il y a de la mauvaise norme. » [02:29:32]
> « On est en train de recréer une société de privilège, une héritocratie au lieu de la méritocratie. » [01:54:01]