Marine Tondelier
Candidat·e · Les Écologistes
Naissance : 23 août 1986 (40 ans)
Marine Tondelier, née le 23 août 1986 à Bois-Bernard (Pas-de-Calais), est une femme politique française.
Source : fr.wikipedia.org (texte sous licence CC BY-SA)
Ce qu'il ou elle nous dit, prise de parole par prise de parole
Débat devant le Medef
jeudi 27 août 2026 à 16 h 30 · LCI
Marine Tondelier (Les Écologistes) — synthèse de ses interventions
Positions défendues
- L'écologie comme condition de la liberté : dans son introduction, elle file la métaphore du skipper du Vendée Globe, qui « dépend de son écosystème » et ne peut décider que le récif n'existe pas. Elle applique ce raisonnement aux limites planétaires et à l'activité économique.
- Le coût de l'inaction climatique : elle affirme que « l'inaction climatique […] coûte 5 fois plus cher que l'action » et cite l'exemple des canicules.
- Justice sociale et fiscale : elle évoque « 11 millions de pauvres » et « 1,5 million de travailleurs pauvres », des chiffres sur les privations alimentaires chez les salariés au SMIC, et estime que le pays n'a « jamais été aussi proche d'une rupture du pacte social ».
- Opposition à la réforme des retraites de 2023, qu'elle propose d'abroger, invoquant la suppression de quatre critères de pénibilité et la hausse des accidents du travail.
- Défense de l'industrie et de la souveraineté : elle cite son soutien aux salariés d'ArcelorMittal et met en avant l'enjeu de dépendance à la Chine et aux États-Unis pour l'acier.
- Distinction entre simplification administrative et dérégulation environnementale : elle accepte la première, refuse la seconde.
Propositions
- SMIC porté à 2 000 euros brut, assorti d'un plan d'aide aux TPE et PME.
- Baisse du taux réduit d'impôt sur les sociétés, prêt long terme à taux zéro pour les investissements de réduction des émissions, guichet unique d'accompagnement des PME et ETI, recentrage du crédit d'impôt recherche vers les PME et ETI.
- Quotas de matériaux bas carbone dans la commande publique européenne (2 000 milliards d'euros), extension du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières, soutien aux usines implantées en Europe.
- Réforme — et non suppression — du pacte Dutreil, au motif que les deux tiers des avantages iraient à 1 % des bénéficiaires.
- Rééquilibrage de la fiscalité entre PME (21 % d'imposition implicite selon elle) et grandes entreprises (14 %).
- Règle de simplification : « l'État ne devrait pas vous demander une information qu'il a déjà » [02:10:17].
- Renforcement de la recherche publique, jugée nécessaire à la R&D privée (1,4 % du PIB en France contre 2 % en Allemagne, 2,8 % aux États-Unis).
Échanges marquants
- Avec Gabriel Attal, échange vif et à plusieurs reprises simultané sur le fonds vert et le leasing social : il revendique leur création, elle affirme que le premier a été « divisé par quatre » et le second doté de « zéro euro ».
- Avec Bruno Retailleau, sur le moratoire qu'elle lui prête concernant les énergies renouvelables — qu'il conteste — et sur sa proposition de plafonner les aides sociales, qu'elle juge « très stigmatisant ».
- Avec Marine Le Pen, sur l'immigration, en s'appuyant sur un rapport du MEDEF relatif aux besoins de main-d'œuvre à l'horizon 2050.
- Sur la méthode de simplification proposée par Gabriel Attal : « Notre-Dame avait brûlé et j'ai l'impression que votre politique c'est d'attendre que ça brûle et puis d'après de reconstruire » [01:30:20].
- En introduction : « Une journée de canicule coûte à notre économie le même prix qu'une demi-journée de grève » [00:21:35].
- En conclusion, après avoir jugé la question posée « très cinquième République » : « Ce sera la présidence, vous l'avez compris, des petites et moyennes entreprises » [02:57:17].