Marine Le Pen
Candidat·e · Rassemblement national
Naissance : 5 août 1968 (58 ans)
Marine Le Pen, née le 5 août 1968 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est une femme politique française. Elle est la figure principale du Front national (FN) renommé Rassemblement national (RN), principal parti d'extrême droite en France, qu'elle dirige de 2011 à 2021.
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Ce qu'il ou elle nous dit, prise de parole par prise de parole
Débat devant le Medef
jeudi 27 août 2026 à 16 h 30 · LCI
Cadre général et ton des interventions
Marine Le Pen participe à l'ensemble des séquences du débat (dette, retraites, réindustrialisation, coût du travail, normes, fiscalité). Elle ouvre son propos introductif en constatant que « tous les indicateurs économiques [ont] viré définitivement aux rouges » et appelle à « l'union des salariés et des entrepreneurs ». Elle défend la notion d'« identité économique de la France », qui reposerait selon elle sur trois piliers : les entreprises, la nation et l'État.
> [00:13:42] « L'économie n'est pas hors sol. L'économie s'inscrit dans une histoire, elle s'inscrit dans des institutions, elle s'inscrit dans la psychologie d'un peuple. »
Dette et finances publiques
- Elle affirme que la dette sera remboursée et se dit favorable à l'inscription d'une règle d'or dans la Constitution.
- Elle annonce la présentation, avant le débat budgétaire (« la deuxième semaine d'octobre »), d'une trajectoire de redressement comportant 125 milliards d'euros d'économies.
- Pistes citées : les agences de l'État (« 1200 »), le coût de l'immigration, et la réduction de la contribution nette à l'Union européenne à « pas plus de 5 milliards ».
> [00:35:33] « À chaque fois qu'il s'agit de parler de la dette, beaucoup de beaux mondes proposent que ce soit les autres qui fassent un effort. Moi, il m'apparaît que le premier qui doit faire un effort, c'est l'État. Et il doit baisser drastiquement son train de vie. »
Retraites
Elle refuse une approche « comptable » et part du constat d'un taux d'emploi trop bas, notamment chez les jeunes (premier emploi effectif à 27 ans, 15 points de retard sur l'Allemagne). Sa proposition : ceux ayant commencé à travailler à 20 ans cotiseraient 40 ans et partiraient à 60 ans, avec une progressivité jusqu'à 42 ans de cotisation et un âge légal de 62 ans. Elle propose aussi de supprimer les cotisations retraite et chômage pour ceux qui poursuivent au-delà de l'âge légal. Elle chiffre la réforme à 9 milliards d'euros en année pleine.
> [00:40:36] « C'est un choix de société, mesdames et messieurs. […] Assumons les choix de société. Moi, je les assume. »
Réindustrialisation, normes et fiscalité
- Foncier : elle indique que 90 % des intercommunalités n'ont plus de foncier disponible et propose que toute implantation industrielle soit considérée comme un « projet d'intérêt national majeur », avec mobilisation des 150 000 hectares de friches.
- Fiscalité des entreprises : suppression (et non baisse) de la CVAE, de la CFE et de la C3S ; réflexion sur un impôt sur les sociétés progressif ; maintien du pacte Dutreil, conditionné à dix ans de production sur le territoire national ; suppression d'environ 130 à 140 impôts jugés improductifs ; suramortissement pour la robotisation et la numérisation.
- Commande publique (200 milliards/an) fléchée via un critère de territorialité.
- Normes : elle cite la CSRD, le ZAN, le DPE, la RE2020 et la CS3D, dénonce les surtranspositions (exemple de la transparence des salaires appliquée dès 50 salariés au lieu de 100) et propose des ordonnances de suppression, en s'appuyant sur des « comités de filières ».
Coût du travail et énergie
Elle estime qu'« en l'état » de la situation budgétaire, le coût du travail ne peut être allégé davantage, rappelant que les exonérations sont passées de 21 à 77 milliards. Elle privilégie la baisse des « dépenses contraintes » : TVA de 20 % à 5,5 % sur l'énergie et retour à un prix de production français de l'électricité. Elle se déclare opposée à la TVA sociale, jugée pénalisante pour les retraités, les chômeurs et les jeunes.
Échanges marquants
- Avec Raphaël Glucksmann, qui l'accuse de ramener la dette à l'immigration et à l'Europe et lui reproche des votes contre la taxe sur les petits colis.
- Avec Gabriel Attal, qui lui reproche d'avoir voté contre plusieurs réformes d'économies ; elle réplique en invoquant « 1 000 milliards d'euros de dette supplémentaire » sous Emmanuel Macron.
- Avec Jean-Luc Mélenchon, qui l'interroge sur le financement des suppressions d'impôts locaux.
- Avec Édouard Philippe, à propos de son ouvrage sur la simplification.
- Elle ironise sur les responsables ayant « participé aux majorités depuis dix ans » et proposant désormais des idées jamais mises en œuvre.
En conclusion, elle refuse de désigner une mesure unique, évoquant « un plan de relance massif de l'économie » couplé à « un plan d'économie massif sur la dépense publique », et renvoie au contre-budget élaboré par sa formation.