Jean-Luc Mélenchon
Candidat·e · La France insoumise
Naissance : 19 août 1951 (75 ans)
Jean-Luc Mélenchon, né le 19 août 1951 à Tanger, est un homme politique français. Il est le fondateur et la figure principale du parti La France insoumise (LFI), souvent considéré comme relevant de la gauche radicale et classé à gauche, voire à l'extrême gauche.
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Ce qu'il ou elle nous dit, prise de parole par prise de parole
Débat devant le Medef
jeudi 27 août 2026 à 16 h 30 · LCI
Contexte
Jean-Luc Mélenchon est l'un des sept candidats présents. Il intervient dans l'ensemble des séquences (introduction, dette et retraites, réindustrialisation, coût du travail, normes, fiscalité, conclusion) et se voit à plusieurs reprises rappeler les règles de temps par l'animatrice.
Positions défendues
- Cadre général : il situe les cinq prochaines années dans un contexte de chocs — changement climatique perturbant les chaînes de production et l'assurance, risque de crise financière (« bulle numérique » ou dette des États), bascule du monde vers l'Asie chinoise et risque de guerre.
- Rôle de l'État : il conteste l'idée d'un État dispendieux, affirmant que « la dépense française est dans la moyenne européenne pour l'État » et que la quasi-totalité de la dépense publique est redistribuée. Il défend « le retour de l'État » et la planification écologique.
- Dette : il précise que sa proposition d'annulation vise la dette détenue par la Banque centrale européenne, présentée comme « une dette à nous-mêmes », et à porter au niveau européen.
- Aides aux entreprises : il évoque des chiffrages de 120 à 210 milliards d'euros et pose le principe « plus d'aides sans contrepartie ».
- Retraites : il annonce l'abrogation de la réforme, un retour à 62 ans puis, « le plus vite possible », à 60 ans, et défend l'universalité des droits. Il souligne que le temps des retraités est du « travail civique », familial et associatif.
- Salaires : il appelle à augmenter les salaires et le SMIC, rappelant que la consommation populaire représente selon lui 55 % du PIB.
- Europe et Chine : il estime nécessaire de modifier les traités européens et annonce vouloir désobéir aux règles européennes contraires aux intérêts français ; il plaide pour une discussion et un « échange équitable » avec la Chine plutôt qu'une logique d'affrontement.
- Normes : il s'oppose à la dérégulation, citant la Banque mondiale (France dans les 15 % de pays où il est le plus facile de faire des affaires) et le coût sanitaire de la malbouffe (9 milliards pour le diabète, 19 milliards pour les particules fines) ainsi que les morts au travail.
Propositions
- Planification écologique, économie circulaire et « mines urbaines » ; filières citées : textile, bois, ferroviaire, avion spatial, captation de l'énergie marine.
- Création d'un pôle public bancaire pour un crédit « facile et fluide ».
- Fiscalité différenciée entre bénéfices réinvestis et dividendes ; impôt sur les sociétés progressif.
- Nationalisation d'ArcelorMittal, votée selon lui à l'Assemblée nationale.
- Rénovation des passoires thermiques et révision de l'« architecture irresponsable ».
- Filière du CAP à la licence professionnelle, en rappelant que 50 % d'une classe d'âge passe par la voie technologique, professionnelle ou l'apprentissage.
- Opposition à la TVA sociale et à la retraite par capitalisation.
Échanges marquants
- Avec Édouard Philippe, qui juge ses propositions sur la dette « extrêmement dangereuses » ; avec Gabriel Attal, qui lui demande des excuses pour des propos de Manon Aubry.
- Avec Marine Le Pen, sur le financement : « Vous supprimez les impôts de production au niveau local ? Qui va compenser cette somme ? » [01:10:23]
- Sur la fiscalité : « Trouvez-vous normal que Monsieur Mittal (…) Combien paye d'impôts, Monsieur Mittal ? Zéro. » [02:39:47]
Citations
- « Si vous n'augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession. » [00:17:22]
- « Il n'aide pas l'économie, il la surveille. Ce n'est pas la même chose. » (sur le comportement bancaire) [00:27:57]
- « La santé [est] la prochaine frontière de libération de l'humanité. » [02:20:18]
- En conclusion : « Une mesure pour relancer l'économie, demandez ça à l'enchanteur Merlin mais pas à moi. » [02:58:49]