Gabriel Attal
Candidat·e · Renaissance
Naissance : 16 mars 1989 (37 ans)
Gabriel Attal, né le 16 mars 1989 à Clamart (Hauts-de-Seine), est un homme d'État français, Premier ministre du 9 janvier au 5 septembre 2024. Redevenu député, il est depuis juillet 2024 président du groupe Ensemble pour la République à l'Assemblée nationale et est élu en décembre 2024 secrétaire général du parti Renaissance.
Source : fr.wikipedia.org (texte sous licence CC BY-SA)
Ce qu'il ou elle nous dit, prise de parole par prise de parole
Débat devant le Medef
jeudi 27 août 2026 à 16 h 30 · LCI
Positions défendues
- Bilan et « lucidité » : en introduction, il distingue des réussites des dernières années (baisse du chômage jusqu'en 2024, apprentissage, attractivité pour les investissements étrangers) et trois échecs : la fin de la politique de l'offre après la dissolution, le logement et le bâtiment, et l'échec de la simplification.
- Trois préoccupations : le moral des entrepreneurs, la politique commerciale chinoise « visant à couler notre industrie », et le défi de l'intelligence artificielle et de l'innovation.
- Dette : il fixe un cap de retour sous les 3 % en 2032 et l'équilibre en 2037. Il soutient que, selon l'INSEE, l'État a dépensé moins en 2024 que l'année précédente (annulation de 10 Md€ de crédits, doublement des franchises médicales, gels de crédits) et attribue la hausse du déficit aux dépenses sociales.
- Retraites : opposé à la suspension de la réforme de 2023, il prévoit la reprise de son calendrier, puis un « nouveau système universel » fondé sur la durée de cotisation et incluant un pilier de capitalisation.
- Coût du travail : il dit s'être opposé aux hausses intervenues depuis 2024 (4,5 Md€ prévus dans la copie Barnier, ramenés selon lui à 1,5 Md€) et cible en priorité la baisse des charges salariales pour rapprocher le net du brut, en s'adressant à « la classe moyenne qui bosse ».
- Fiscalité : il revendique la baisse de l'IS de 33 à 25 %, la flat tax et la suppression de l'ISF, et propose une loi de programmation fiscale sur dix ans, sans toucher au crédit d'impôt recherche ni au pacte Dutreil, avec une baisse de la CVAE.
Propositions
- Généraliser la méthode employée pour Notre-Dame en matière de délais, et réserver des règles plus strictes à un nombre limité de sites.
- Exempter d'études environnementales les projets d'extension sur une emprise industrielle déjà détenue.
- Inscrire dans la Constitution un principe de rapidité (silence de l'administration valant acceptation au bout de deux mois) et un écrêtement des recours, avec une réponse au porteur de projet en 18 mois maximum.
- Instaurer un « spoil system à la française » à la tête des administrations.
- Remplacer le code du travail par un texte de principes renvoyant aux branches et aux entreprises.
- Réforme du logement : statut du bailleur privé, simplification des règles de construction, main donnée aux maires sur l'attribution des logements sociaux, possibilité d'achat du logement social par ses occupants.
- Rationalisation de l'organisation territoriale et recours à l'IA dans les administrations.
Échanges marquants
- Avec Jean-Luc Mélenchon, dès l'introduction, sur les propos attribués à Manon Aubry qualifiant des entrepreneurs de « nuisibles et de parasites », puis sur l'annulation de la dette.
- Avec Marine Le Pen, sur les votes du RN contre des mesures d'économies : « Vous êtes celle qui vient aux âgés, qui vote contre toutes les provisions, toutes les économies, mais qui se plaint que l'ascenseur soit en panne » [00:51:21].
- Avec Marine Tondelier, échange vif sur le fonds vert et le leasing social, dont il revendique la création.
Citations
- « Parce que quand nos entrepreneurs craquent, c'est le pays qui craque. » [00:18:51]
- « On écrit non pas un code du travail avec des milliers de pages, mais une constitution du travail de 50 pages avec les grands principes. » [01:29:50]
- « Une entreprise, elle se pilote pas au rythme des amendements parlementaires, tous plus délirants les uns que les autres. » [02:53:25]
- « Beaucoup ont renoncé à un objectif de croissance. […] notre objectif […] c'est de faire grandir le gâteau. » [02:57:56]
En conclusion, il affirme que « l'écran de fumée Bardella est définitivement tombé » et appelle à assumer une stratégie de croissance.