François Hollande
Personnalité politique · Parti Socialiste
Naissance : 12 août 1954 (72 ans)
François Hollande [fʁɑ̃swa ɔlɑ̃d], né le 12 août 1954 à Rouen (Seine-Inférieure), est un haut fonctionnaire et homme d'État français. Il est président de la République française du 15 mai 2012 au 14 mai 2017.
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Ce qu'il ou elle nous dit, prise de parole par prise de parole
think tank de Jean-Michel Blanquer
samedi 29 août 2026 à 17 h · LCI
François Hollande — synthèse de ses interventions
Diagnostic économique
- Il décrit une situation d'endettement dégradée depuis son mandat : une dette publique passée d'environ 90 % du PIB en 2012 à « près de 120 % » aujourd'hui, avec une différence majeure selon lui — les taux d'intérêt étaient alors quasi nuls.
- Il souligne que l'écart de taux ne se mesure plus avec l'Allemagne mais avec l'Italie, l'Espagne, la Grèce et le Portugal, et cite le Financial Times évoquant la France comme nouveau « point central des préoccupations ».
- Il identifie la contrainte principale non dans la Commission européenne ou le FMI, mais dans les marchés : « Ce sont les taux d'intérêt qui viennent chambouler, bousculer même la préparation du budget. » [00:06:47]
- Il distingue les masses : environ 20 à 25 milliards de déficit pour les comptes sociaux, contre 150 milliards pour l'État — point contesté par Édouard Philippe, qui rappelle que le budget de l'État finance en partie la dépense sociale.
Propositions et méthode
- Une trajectoire pluriannuelle de 120 milliards d'euros d'ici 2032, répartie « à moitié par la fiscalité, à moitié par les économies sur les dépenses ».
- Il assume une hausse des prélèvements : contribution des « plus favorisés », des revenus du capital, des entreprises, et un effort demandé à tous. Il critique 60 milliards de baisses d'impôts non financées (taxe d'habitation, redevance, suppression de l'ISF).
- Sur la désindexation des pensions : envisageable si elle est partielle et intégrée à un plan global comportant une garantie de minimum d'indexation et une justice fiscale ; il rappelle avoir procédé à une désindexation totale en 2014.
- Il se dit opposé à l'inscription d'une règle d'or dans la Constitution : « c'est pas une affaire juridique, c'est pas une affaire d'inscription dans la Constitution, c'est une affaire politique. » [00:22:52]
- Il désigne la jeunesse comme priorité, citant 1,5 million de jeunes de 15 à 30 ans sans emploi ni formation, et plaide pour l'investissement dans l'IA, l'électrification et la décarbonation face à une productivité stagnante depuis 2017.
Immigration
- Il défend une réponse européenne : mise en œuvre du pacte asile-migration, accélération des délais d'instruction, négociation des laissez-passer consulaires en lien avec l'aide au développement et les relations commerciales.
- Il rejette les « hubs de renvoi » vers des pays tiers, citant les échecs albanais et rwandais, et s'oppose à la suspension de l'accord franco-algérien de 1968, préférant une négociation ferme ; il demande la libération de Christophe Gleizes.
- « Tous ceux qui vous diront qu'on peut régler seuls, la question de l'immigration, vous mentirons. » [00:35:46]
Échanges marquants
- Il appelle à une « union sacrée des démocrates », désignant le RN et LFI comme forces qui divisent tout en leur reconnaissant une participation à la vie démocratique. Édouard Philippe lui oppose les accords électoraux de 2024, ce à quoi il répond avoir soutenu le Nouveau Front populaire mais « jamais pour LFI ».
- Il refuse de trancher un hypothétique second tour Mélenchon–Philippe, jugeant l'hypothèse « impensable et improbable ».
- Sur le passé : « Et ce qu'il faut dire aux Français, c'est pas qu'on vous prépare une purge » [00:07:34] ; il revendique la retraite à 60 ans de 1981 et le tournant européen de 1983.
- Sur sa candidature, il se dit dans une position différente d'Édouard Philippe et conclut : « j'attendrai le mois de décembre pour vous donner la réponse » [01:09:56], critiquant au passage les primaires comme « procédure qui divise » et plaidant pour une présidence qui « laisse gouverner ».