Bruno Retailleau
Candidat·e · Les Républicains
Naissance : 20 novembre 1960 (65 ans)
Bruno Retailleau, né le 20 novembre 1960 à Cholet (Maine-et-Loire), est un homme politique français. Il est ministre de l'Intérieur du 21 septembre 2024 au 12 octobre 2025 dans les gouvernements Barnier, Bayrou et Lecornu I.
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Ce qu'il ou elle nous dit, prise de parole par prise de parole
Débat devant le Medef
jeudi 27 août 2026 à 16 h 30 · LCI
Contexte
Bruno Retailleau (Les Républicains) — dont le nom apparaît sous plusieurs graphies dans la retranscription automatique — ouvre le débat par la première prise de parole introductive et intervient sur l'ensemble des thèmes abordés : dette, retraites, réindustrialisation, coût du travail, normes et fiscalité.
Positions défendues
- L'État comme problème central : dans son introduction, il désigne l'État bureaucratique comme le premier obstacle pour les entreprises, devant la concurrence ou les mutations technologiques, évoquant un État qui « dévore plus de 57% de la richesse » et une « chasse » aux chefs d'entreprise.
- Diagnostic sur la situation du pays : il affirme que la France est « au bord de la faillite », que le niveau de vie des Français est passé sous la moyenne européenne, et impute cela à deux « boniments » : « travaillez moins et vous vivrez mieux » (35 heures, retraite à 60 ans) et l'idée que la dépense publique garantit de bons services publics.
- Volume de travail : il estime qu'il manque « trois semaines par rapport aux Européens dans une année » et « trois années dans une vie ».
- Énergie : il conteste avoir proposé un moratoire sur les renouvelables, indiquant vouloir cesser de les subventionner, et défend le nucléaire comme socle de la souveraineté et de la compétitivité énergétiques.
- Aides aux entreprises : il exprime sa méfiance envers le chiffrage de 210 milliards d'euros d'aides, estimant que ce total mélange allègements de charges et taux réduits de TVA.
Propositions
- Retraites : assumer un âge légal de départ, créer un étage de capitalisation (« capitalisation populaire ») en s'appuyant sur l'exemple de la fonction publique, et indexer l'âge de départ sur l'espérance de vie via un mécanisme proportionnel. Il annonce dévoiler sa réforme « dans quelques jours ».
- Dépense publique : réduire de 250 000 à 300 000 le nombre de fonctionnaires, réserver le statut au régalien et recourir au contrat ailleurs, supprimer des agences et opérateurs, les autres devant justifier leur raison d'être tous les trois ans. Objectif : équilibre en cinq ans.
- Coût du travail : allègement des charges dès la première heure, puis « zéro cotisation » salariale et patronale à partir de la 36e heure (« 35% de coût du travail en moins », soit selon lui environ 3 500 euros nets par an pour un salaire médian). Plafonner à 70% le total des prestations sociales.
- Fiscalité : 40 milliards d'euros de baisse de charges et d'impôts de production (C3S, CVAE, CFE sur l'outil de production, forfait social) dès les premiers mois, gelés sur cinq ans ; maintien du pacte Dutreil et du crédit d'impôt recherche ; impôt de transmission différé, payable seulement à la vente ; exonération des dons jusqu'à 150 000 euros.
- Normes : suppression par ordonnances d'une centaine de normes « les plus stupides » (seuils, ZAN), loi organique interdisant toute surtransposition, révision constitutionnelle pour abroger le principe de précaution.
- Logement et natalité : réserver le logement social à ceux qui travaillent ; prise en charge par l'État des taux d'intérêt des emprunts (50%, 75%, 100% selon le nombre d'enfants).
- Travail : sortie possible des 35 heures par accord d'entreprise ou de branche, et réduction du code du travail à une cinquantaine de fondamentaux, en référence à Robert Badinter.
Échanges marquants
- Avec Marine Tondelier, sur les renouvelables : « Je n'ai jamais proposé le moratoire sur les énergies renouvelables » [01:35:06], qualifiant son projet de « décroissance ».
- Avec Jean-Luc Mélenchon, sur la capitalisation : « il est vraiment le candidat du Yaka Fokon » [01:55:08].
- Critique du bilan macroniste : « Le double quinquennat des belles macrons est un échec » et « moi, j'en ai marre du en même temps » [01:36:37].
Citations
- « Le premier problème, c'est l'État, c'est l'État bureaucratique. » [00:06:13]
- « Il faudra, non pas des réformes, il faudra une rupture, une rupture pour changer le système. » [00:07:02]
- « C'est plus une politique fiscale, c'est une punition fiscale. » [02:40:47]
- « Il y en a marre de cet État, vorace, qui taxe tout ce qui bouge. » [02:22:50]