Jean-Michel Blanquer
Personnalité politique · Renaissance
Naissance : 4 décembre 1964 (61 ans)
Jean-Michel Blanquer, né le 4 décembre 1964 à Paris, est un universitaire, haut fonctionnaire et homme politique français.
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Ce qu'il ou elle nous dit, prise de parole par prise de parole
Débat entre S. Lecornu et J.-M. Blanquer
samedi 29 août 2026 à 10 h 29 · LCI
Contexte de ses interventions
Jean-Michel Blanquer intervient en tant qu'ancien ministre et hôte de l'événement (le « laboratoire de la République », organisé à Sens), aux côtés du Premier ministre Sébastien Lecornu. Ses prises de parole sont moins nombreuses que celles de ce dernier et portent principalement sur les finances publiques, l'école, l'immigration et l'état du débat politique en vue de 2027.
Positions défendues
Finances publiques et budget
- Il décrit la charge de la dette comme devenue l'un des premiers postes budgétaires de l'État, dépassant le budget de l'éducation, et parle d'un « cercle vicieux », la seule augmentation prévue l'an prochain étant celle du ministère de la Justice.
- Il juge qu'on ne peut pas se permettre une année sans budget voté, même à l'approche de l'échéance de 2027.
- Il propose une clef de lecture : distinguer ce qui ne doit pas baisser et ce qui peut baisser.
Priorités à préserver
- Éducation, recherche, enseignement supérieur, innovation : il y voit des « investissements d'avenir » susceptibles de faire l'objet d'un consensus politique.
État-providence et retraites
- Il estime que l'État-providence doit être revu, en évoquant le passage « de l'État providence à l'État prévoyance », changement de logiciel qu'il attend surtout de l'élection présidentielle.
- Sur les retraites, il considère qu'il faut agir sans attendre, en s'appuyant sur la comparaison avec les voisins européens.
Cybersécurité et ingérences
- Il affirme, à partir de son expérience gouvernementale, que la Russie figure parmi les principaux auteurs d'attaques informatiques contre la France, citant une attaque contre le CNED pendant la crise sanitaire et l'incrédulité qu'il rencontrait alors.
École, territoires et immigration
- Il décrit une France scolaire hétérogène selon les territoires, citant la Bretagne comme région à faible immigration et bons résultats, et souligne qu'un élève ne parlant pas français rencontre davantage de difficultés — constat qu'il présente comme ni de gauche ni de droite.
- Il estime que l'école française réussit « plutôt bien » l'intégration, mais pas pleinement, avec des parcours ratés liés à des enjeux quantitatifs et à des facteurs extérieurs à l'école (violence, drogue).
- Interrogé sur Schengen, il juge une révision nécessaire : meilleur respect des OQTF, pression accrue sur les États étrangers ne coopérant pas, mesures plus strictes à l'entrée dans un cadre européen. Il défend l'articulation entre souveraineté française et souveraineté européenne.
Débat public et 2027
- Il dénonce la brutalisation du débat parlementaire et juge que refuser de serrer la main d'un élu est une erreur, tous les élus de la République devant être respectés.
- Il présente 2027 comme un « croisement des chemins historiques », avec trois enjeux : l'intelligence artificielle, la transformation écologique et l'équilibre des comptes publics. Il impute la dette à un manque de courage sur deux ou trois décennies (retraites, dépenses sociales, modernisation de l'État) et juge que les programmes des extrêmes aggraveraient la situation.
Phrases marquantes
- « Ce qui ne doit pas diminuer, c'est les investissements d'avenir pour la France. » [00:09:55]
- « Du côté des retraites, il faut faire quelque chose. C'est ce qui nous différencie dans les dépenses le plus fortement de tous nos voisins européens. » [00:10:30]
- « Ce qui se passe à l'Assemblée nationale depuis 2022, en particulier, est littéralement scandaleux. » [00:56:37]
- « Alors qu'on est au bord du fossé, ils vont aller profondément dans le fossé. » [01:00:28]